Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /2007 19:53

Photo-124-copie-1.jpg Jeudi 22 novembre : nous entamons cette virée vers le nord du pays en partant de bonne heure a la gare routière de bamako. Départ du bus initialement prévue à 9h00, mais effectif à 11h30, nous confirmant ainsi cette légendaire ponctualité. Nous arrivons à Mopti pendant la nuit où nous trouvons immédiatement un autre moyen de transport pour douentza, plus au nord. Nous embarquons après avoir déguster un repas atypique, sandwich aux œufs et thé, qui nous suivra durant tout ce petit voyage. Le lendemain après une courte nuit, nous quittons Douentza, Photo-134-copie-1.jpg pour rejoindre l’un des objectifs, “la mystérieuse“, Tombouctou. Le trajet de 200km se révèle tumultueux et prendra toute la journée. Nous arrivons bien fatigué et dormons comme des loirs après plus de 1000km pour ces deux premiers jours. Le lendemain, nous attaquons la découverte de la ville, émerveillés mais très vite écœuré par les effets pervers du tourisme (mendicité, harcèlement des guides, prix « spécial touareg », etc.). Nous fuyons donc très vite le cœur de la ville pour rejoindre la tranquillité du désert. Et quel calme ! En ce samedi 24 novembre, nichés entre deux dunes, Photo-114-copie-1.jpg nous fêtons comme il se doit l’anniversaire de Julien, accompagné d’une bouteille de rouge, une de jaune et de fromage de dromadaire. Le lendemain, retour de courte durée en ville, petite sieste au monument de la paix (ou les “rebelles“ Touaregs brûlèrent ensemble leur armes en 1996), détour par les trois mosquées de la ville, puis nous songeons déjà à quitter la ville, éprouvante pour les nerfs. Photo-120-copie-1.jpg Nuit dans le désert puis retour à douentza, sandwich aux œufs+thé puis départ pour Hombori. Nous sommes arrivé la veille de nuit, et au petit jour, nous assistons à un spectacle magnifique, levée de soleil au dessus des falaises entourant la ville dont le mont Hombori (point culminant du Mali avec 1155 m). Très vite nous renseignons sur l’ascension de ce mont, accessible par via-ferrata et louons le matériel nécessaire. Après une bonne marche, l’ascension se révèle plus compliqué que prévue, compte tenu de la difficulté de certains passages (voir photo Vuvul VS Cliffanger). Photo-165.jpg Nous voici enfin sur le toit du Mali, vue exceptionnel, seul, grillade, mangue, thé et une sacrée satisfaction. Nuit exquise et levée de soleil…nous redescendons vers midi Assoiffé. Réhydraté par la magie bavaroise, nous voilà parti pour Gossi, assis sur le dos d’un semi remorque. Génial. Gossi. Fromage de dromadaire et jolie fille. Direction Gao, à l’ouest du pays, plus principalement attiré par le village de tacharane, où les associations « Terres et Humanismes » et « Kokopeli » oeuvrent depuis des années en faveur de l’agroécologie. Rencontre avec Didier Meunier, agroécologiste sans frontières. Visite du CAPROSET, programme de production de semences en agriculture biologique. Photo-204.jpg Retour à Douentza (sandwichs habituels..), d’où nous espérons aller au Pays Dogon. C’est apparemment la porte d’entrer la moins touristique et de ce coté quelques villages Dogon sont encore épargnés des conséquences du tourisme, parait-il. Le Pays Dogon est la partie la plus touristique du Mali, et nous décidons d’y aller après en avoir longuement débattue. Le lendemain, c’est jour de marché à Bamba, à 60km, premier village depuis douentza, et nous dégottons un mini bus qui part de bonne heure. Parfait. Photo-194.jpg Petit hic, les sacs sur lesquels nous sommes sont remplis de poisson séché. Odeur garantie. Arrivée à Bamba, on se rut sur nous de tout les cotés, guide par-ci, donne moi 100balles par là, etc.. Et pour finir la taxe touristique surprise. L’endroit est pourtant joli mais nous décidons de repartir le jour même  pour Koro, à proximité de la frontière burkinabé. Nous passons alors la nuit chez un jeune guide, un vrai rattaché à l’office de tourisme, et qui milite pour la professionnalisation de son métier. Inespéré. Matelas+thé et le tout sans demander la moindre pièce. Un chic type. Photo-152.jpg Le lendemain nous partons pour la dernière étape du voyage, Teriyabugu. Une grosse journée de transport, dodo au bord du goudron. Frais, debout avant le soleil, nous entamons les 30km à pied qui séparent le village du goudron. Petite halte à mi-chemin dans un village dont le nom nous échappe, thé et beignets. A l’arrivée, nous sommes stupéfait. Il y à eu énormément de reboisement autour du village, qui associé à la rivière, lui procure un micro climat, une fraîcheur. Nous y passons 2 nuits. Le jeudi 6 décembre nous rentrons à Banankoro après 3500km. Initchéé !!
Photo-157.jpg

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /2007 19:18

      Photo-124.jpg

Jeudi 22 novembre : nous entamons cette virée vers le nord du pays en partant de bonne heure a la gare routière de bamako. Départ du bus initialement prévue à 9h00, mais effectif à 11h30, nous confirmant ainsi cette légendaire ponctualité. Nous arrivons à Mopti pendant la nuit où nous trouvons immédiatement un autre moyen de transport pour douentza, plus au nord. Photo-134.jpg Nous embarquons après avoir déguster un repas atypique, sandwich aux œufs et thé, qui nous suivra durant tout ce petit voyage. Le lendemain après une courte nuit, nous quittons Douentza, pour rejoindre l’un des objectifs, “la mystérieuse“, Tombouctou. Le trajet de 200km se révèle tumultueux et prendra toute la journée. Nous arrivons bien fatigué et dormons comme des loirs après plus de 1000km pour ces deux premiers jours. Le lendemain, nous attaquons la découverte de la ville, émerveillés mais très vite écœuré par les effets pervers du tourisme (mendicité, harcèlement des guides, prix « spécial touareg », etc.). Nous fuyons donc très vite le cœur de la ville pour rejoindre la tranquillité du désert. Et quel calme ! En ce samedi 24 novembre, Photo-114.jpg nichés entre deux dunes, nous fêtons comme il se doit l’anniversaire de Julien, accompagné d’une bouteille de rouge, une de jaune et de fromage de dromadaire. Le lendemain, retour de courte durée en ville, petite sieste au monument de la paix (ou les “rebelles“ Touaregs brûlèrent ensemble leur armes en 1996), détour par les trois mosquées de la ville, Photo-120.jpg
puis nous songeons déjà à quitter la ville, éprouvante pour les nerfs. Nuit dans le désert puis retour à douentza, sandwich aux œufs+thé puis départ pour Hombori. Nous sommes arrivé la veille de nuit, et au petit jour, nous assistons à un spectacle magnifique, levée de soleil au dessus des falaises entourant la ville dont le mont Hombori (point culminant du Mali avec 1155 m). Très vite nous renseignons sur l’ascension de ce mont, accessible par via-ferrata et louons le matériel nécessaire. Après une bonne marche, l’ascension se révèle plus compliqué que prévue, compte tenu de la difficulté de certains passages (voir photo Vuvul VS Cliffanger). Photo-165.jpg Nous voici enfin sur le toit du Mali, vue exceptionnel, seul, grillade, mangue, thé et une sacrée satisfaction. Nuit exquise et levée de soleil…nous redescendons vers midi Assoiffé. Réhydraté par la magie bavaroise, nous voilà parti pour Gossi, assis sur le dos d’un semi remorque. Génial. Gossi. Fromage de dromadaire et jolie fille. Direction Gao, à l’ouest du pays, plus principalement attiré par le village de tacharane, où les associations « Terres et Humanismes » et « Kokopeli » oeuvrent depuis des années en faveur de l’agroécologie. Rencontre avec Didier Meunier, agroécologiste sans frontières. Visite du CAPROSET, programme de production de semences en agriculture biologique. Photo-204.jpg Retour à Douentza (sandwichs habituels..), d’où nous espérons aller au Pays Dogon. C’est apparemment la porte d’entrer la moins touristique et de ce coté quelques villages Dogon sont encore épargnés des conséquences du tourisme, parait-il. Le Pays Dogon est la partie la plus touristique du Mali, et nous décidons d’y aller après en avoir longuement débattue. Le lendemain, c’est jour de marché à Bamba, à 60km, premier village depuis douentza, et nous dégottons un mini bus qui part de bonne heure. Parfait. Photo-194.jpg Petit hic, les sacs sur lesquels nous sommes sont remplis de poisson séché. Odeur garantie. Arrivée à Bamba, on se rut sur nous de tout les cotés, guide par-ci, donne moi 100balles par là, etc.. Et pour finir la taxe touristique surprise. L’endroit est pourtant joli mais nous décidons de repartir le jour même  pour Koro, à proximité de la frontière burkinabé. Nous passons alors la nuit chez un jeune guide, un vrai rattaché à l’office de tourisme, et qui milite pour la professionnalisation de son métier. Inespéré. Matelas+thé et le tout sans demander la moindre pièce. Un chic type. Photo-152.jpg Le lendemain nous partons pour la dernière étape du voyage, Teriyabugu. Une grosse journée de transport, dodo au bord du goudron. Frais, debout avant le soleil, nous entamons les 30km à pied qui séparent le village du goudron. Petite halte à mi-chemin dans un village dont le nom nous échappe, thé et beignets. A l’arrivée, nous sommes stupéfait. Il y à eu énormément de reboisement autour du village, qui associé à la rivière, lui procure un micro climat, une fraîcheur. Nous y passons 2 nuits. Le jeudi 6 décembre nous rentrons à Banankoro après 3500km. Initchéé !!
Photo-157.jpg

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 14:23

Photo-001.jpg
L
e karité pousse à l'état sauvage en Afrique. Il faut attendre 15 ans pour qu'il donne ses premiers fruits. Le fruit comestible du karité contient une amande. C'est de cette amande que l'on tire le beurre de karité. Le beurre de karité est comestible et peut notamment remplacer le beurre de cacao dans le chocolat

Le beurre de karité a des qualités apaisantes et protectrices pour la peau. C'est un ingrédient de base pour les produits cosmétiques. Cependant le beurre de karité utilisé comme ingrédient dans la cosmétique est blanchit et désodorisé. Ce processus altère les principes actifs contenus dans le beurre de karité brut.

Aussi, le beurre de karité dit 100% naturel, blanc et sans odeur est hydratant dans une certaine mesure, mais n'est en aucun cas naturel.

 

Fabrication artisanale

du beurre de karité

 

 


N
ous avons eu la chance d’assister à une séance de fabrication du beurre de karité. Cela c’est passé à Fereintoumou, chez le grand frère de yacou. Traditionnellement, cette tache revient aux femmes.
Photo-113.jpg

      1.     Lavage et triage à la main des noix

      2.     Séchage au soleil

      3.     Pilonnage des noix pour séparer coquille et amande (Concassage)

      4.     Torréfaction des amandes dans la marmite

     5.     Pilonnage à nouveau pour transformer le tout en une pâte épaisse et brunâtre

     6.     Malaxage et brassage a la main environ une heure en y ajoutant un peu d’eau (Barattage), jusqu'à obtenir une pâte blanche.
Photo-116.jpg Photo-117.jpg

7.     7.   On mélange ensuite cette patte avec un peu d’eau afin de la laver au maximum

     8.     On met le tout dans une marmite sur le feu jusqu'à évaporation de l’eau. Les impuretés se dépose au fond. C’est la purification.
Photo-120.jpg

9.     Enfin on laisse refroidir cette huile qui se solidifiera en beurre.

 

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 19:35

IMG-0032.jpg


Le jardin expérimental est situé dans le centre d’accueil où nous logeons. C’est en quelque sorte notre premier espace d’apprentissage. Nous avons donc commencé le stage uniquement dans ce lieux (le premier mois) le temps de nous adapter au climat (et oui il est difficile pour un Franc-comtois de travailler sous un soleil de plomb et 40°C) et d’apprendre les premiers rudiments de l’agriculture malienne.

Ce jardin est un petit espace d’environ 100m2 où nous apprenons les choses « en petit » avant de les appliquer « en plus grand ».

Nous avons donc commencé par défric IMG-0059-copie-2.jpg her et organiser l’espace en choisissant les planches en creux (cf.photo). Pourquoi ce choix me demanderez-vous ? C’est très simple : l’eau est quelque chose d’assez rare au Mali et il faut trouver un moyen de la conserver au maximum. Ces planches sont donc parfaitement adaptées pour conserver l’eau au niveau de la surface de culture.

  •  Une fois l’espace bien organisé, nous avons donc commencé les semis et les pépinières en portant bien attention aux cultures qui avaient été faite lors des cycles précédents afin d’opérer une « rotation des cultures » : en effet, il est fortement déconseillé de cultiver sur une même parcelle et pendant plusieurs cycles une unique famille de plante potagère sous peine de « tuer » sa terre. 


    Un exemple de bonne rotation :
    1ère cycle : légumes tubercules (ex : pommes de terre, oignons, carottes,…) 
    2ème cycle : légumes feuilles (ex : choux, salades, épinards,…) 
    3ème cycle : légumes fruits (ex : aubergines, concombres, piments,…) 
    4ème cycle : légumineuses (ex : haricots, fèves, lentilles), engrais verts (très souvent des légumineuses ; ex : moutarde, colza, luzerne,…) ou même jachère IMG-0039.jpg
Les plantes qui ont été semé au jardin : Gombo, Patate douce, Pastèque, Maïs traditionnel et Maïs noir (Black Mexican), Tournesol, Melon, Concombre, Manioc, Topinambour, Tomate, Basilic, Aubergine amère, Tagette, Haricot, Oseille de Guinée (=une sorte d’hibiscus), Oignons, Artemisia, Amarante, Betterave.
Ce jardin est aussi le lieu de fabrication du compost dont nous avons parlé dans un article précédent.
 
J’entends déjà la question : d’accord c’est un jardin mais en quoi est-il expérimental ?
Et bien tout simplement car c’est le lieu d’adaptation et de reproduction des semences importées de France provenant en particulier de l’association Kokopelli.
Expérimental aussi car nous avons effectué quelques tests : semis le matin et le soir d’un même jour (cf. biodynamie), associations de cultures, semis en terre nue ou compost ou fumure (fumier décomposé).
 
En espérant avoir été assez clair, à bientôt pour de nouvelles aventures au jardin.
Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 18:16
Photoflo-310.jpg Photoflo-268.jpg Fereintoumou est le village de Yakou et Balla, deux membres de l’association VDR, qui nous ont accueilli pour nous faire partager leur agriculture et leur quotidien. Nous y avons déjà fait deux séjours et espérons y retourner prochainement

 

 

Un peu d’histoire…

 

Le Mali regorge de petits villages comme celui de Fereintoumou situé à 45km de la capitale et éloigné de 8 km du goudron. Ce village abrite environ 1450 habitants.

            Le village fut fondé il y a environ 200 ans par un homme nommé Kourananko Samake. Il était un grand chasseur et venait d’un village nommé Dogotou à 25km de là. Les raisons qui le poussèrent à venir s’établir à l’endroit où il allait créer ce nouveau village sont la chasse et la qualité des terres cultivables.
Photoflo-322.jpg
C’est accompagné de ses deux frères, Mamanga et Djemento, ainsi que de son vieil oncle, que Kouramanko quitta son village natal. Particulièrement attiré par la brousse et par la quantité d’animaux venant s’abreuver dans deux étendus d’eau, Kourananko et toute sa famille décidèrent de s’y implanter.

           

            Cet endroit étant autrefois le hameau d’un vieux chasseur dénommé Ferein, la famille baptisa l’endroit Fereintoumou, ce qui signifie l’ancien emplacement( ou village ) de Ferein.

 

            Ainsi, le village pris peu à peu naissance et attira d’autres famille. Au Samaké vinrent s’ajouter les Coulibaly, les Traoré, les Diarra, les Kanté (famille de forgeron), les Keita et les Doumbia. Quelques familles burkinabés et peules y habitent également.

            La famille Samaké étant la fondatrice du village, la tradition veut que seul un Samaké puisse devenir chef du village. C’est toujours le plus âgé qui est élu. 21 chefs se sont ainsi succédés

 

            Le village a connu beaucoup moments liés à de bonnes récoltes. Par contre l’histoire de ce village a connu deux événements malheureux qui ont conduit à la famine. Le premier fut lié à un insecte, le criquet, et le second à un homme, le roi Samouri Touré, qui obligea la population de se village résistant à se cacher en brousse.

 

  Photoflo-316.jpg

            On raconte qu’au village il y avait un homme qui était capable de comprendre les messages de la Nature. Un jour qu’il labourait sa terre avec un ami, un oiseau vint se poser sur une branche non loin de là et se mit à chanter. Le vieil homme dit à son ami que l’oiseau leur annonçait qu’il n’allait pas consommer la récolte de leurs semences d’arachide. L’ami n’en cru pas un mot. La nuit même les deux hommes moururent.

 

 

 

……Quelques proverbes qui parcourent les rue du village……

 

  • « Dunan té jigin tomo na »

“L’étranger ne loge pas dans les ruines”…….

  • « Boli nogon fé, à bé wulu tulon diya »

« courir ensemble rend le jeu des chiens agréable »…..Vivre ensemble est une joie !

  • « Boro lankolo té jo »

« un sac vide ne peut se tenir debout »…..Sans manger le travail est difficile

  • « Dunan yé ngomi yé »

« L’etranger est comme la rosée.. »….il passe et ne connaît pas les secrets du village

 

  • « Jigi ka fisa fa ye »

« l’espoir vaut mieux que la satiété »

  • « Faantan jigi ye ala ye »

« L’espoir du pauvre, c’est dieux »

  Photoflo-296.jpg

  • « Nininkalikela té fili »

« Une personne qui pose des questions ne se trompe jamais »

  • « Sini bé Ala bolo »

« Demain est dans la main de dieu »

 

  • « Sirabara bé dunanya diya »

« la tabatière facilite les relations »

 

….et notre petit préféré…

 

  • « Segen ka fisa jonya ye »

"mieux vaut la pauvreté que l’esclavage”

 
Merci à Yakou et Balla

  Photoflo-300.jpg

.

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /2007 18:33
Volontaires pour le Développement Rural (V.D.R)
BP. 1076   BAMAKO 
Tél. (223) 6086198      Email : association_vdr@yahoo.fr
 
PROGRAMME DE FORMATION DES STAGIAIRES EN AGROECOLOGIE
 
THEMES
CONTENU
OBJECTIF
Introduction à l’agroécologie
-          Généralités
-          Définition
-          Avantages et contraintes
-          Etre capable de définir l’agroécologie
 
Calendrier des cultures
-          le climat tropical (cas du mali)
-          L’adaptabilité des différentes cultures par rapport aux différentes saisons
-          Connaître le calendrier des différentes cultures
 
Organisation du jardin
-          Point d’eau, habitat et clôture
-          Aires de compostage, pépinières, etc.
-          Parcelles de cultures et allées
-          Etre capable de faire un plan détaillé d’une exploitation maraîchère
 
Gestion du sol
-          Visites d’exploitations
-          Outillages
-          Défrichage et stockages des déchets
-          Travail du sol (bêchage, émiettage, nivelage, etc.)
-          Fertilisation
-          Association et rotation
-          Protection des sols
-          Connaître les différents types de sol
-          Prendre connaissance avec les différents outils
-          Connaître les techniques de labours et de fertilisations des sols
-          Etre capable d’optimiser la protection du sol
Cultures
-          Notion de biodynamie
-          Semences
-          Semis
-          Repiquage
-          Entretien des cultures
-          Etre capable de conduire une culture du semis à la récolte et de produire des semences
 
Conservation et transformation des produits agricoles (fruit et légumes)
-          Récoltes
-          Séchages
-          Transformation (pâtes, confitures, sirop, etc.)
-          Connaître les techniques de conservation et de transformation
 
 
Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 17:42

Les paysans chinois pratiquaient déjà le compostage il y a 2000 ans. De quoi s'agit-il ? De mettre en tas' selon des règles précises, les matières organiques disponibles, fumier, résidus de récolte' déchets de cuisine, herbes sèches, etc.. D’arroser abondamment et de les laisser fermenter pendant un temps limité, d'autant plus bref que le climat est chaud. Contrairement au bon vieux fumier+paille de nos grands parents (et autre agriculteurs conventionnels modernes), cette technique requiert un fermentation aérobie.

Le but est à la fois de "prédigérer" les matières organiques par voie microbienne pour les rendre rapidement assimilables par les plantes et de réduire au minimum les pertes en éléments fertilisants. Une fois épandu, il tend à rééquilibre le rapport argile/humus en augmentant la quantité et la qualité de l'humus. Ce dernier apporte au sol une plus grande capacité à retenir l'eau et un équilibre physiologique.

Redécouvert par les agriculteurs "biologistes", le compost a depuis longtemps fait la preuve de son efficacité. Apporté en quantités suffisantes, il permet d'obtenir des rendements qui rivalisent avec ceux des cultures fertilisées aux engrais chimiques, tout en donnant des plantes plus résistantes au parasitismes et accidents climatiques.

....et en pratique

4
fosses d'1m/1,5m de large par 3m de long (la longueur peut être augmenter à souhait et dépend de la quantité de matières premières disponible), avec une main de profondeur. Photo-Mali-051.jpg
Ces 4 fosses sont creusées parallèlement les unes aux autres, pour faciliter le transfert de l'une à l'autre.
On priviliegira un endroit à l'ombre et à l'abri du vent.

Dans la première fosse, on installe les différentes couches (voir plus loin) dans un ordre bien précis, jusqu'a atteindre 1 bon mètre de hauteur, on arrose suffisamment à chaque couche, puis on recouvre le tout de paille ou à défaut de terre (2-3cm) afin de protéger du soleil et de l'assèchement du vent.

Au bout de 2 semaines, on retire la couverture et on retourne le premier tas dans la seconde fosse. La partie haute se retrouvant en bas et vice versa, on arrose encore de façon à ce que le compost soit bien humide, puis on recouvre à nouveau de paille. On répète l'opération toute les deux semaines. Le compost est prêt à sa sortie de la quatrième fosse.
A chaque transfert, une préparation plus jeune vient s'installer dans la fosse précédente, ce qui permet d'obtenir un compost toutes les deux semaines.
Photo-Mali-054.jpg

...les différentes couches

(de bas en haut)
- 1 fine couche de terre (1cm)
- 4 à 5 cm de bouse/fiente
- poudre d'os ou phosphate naturelle en "assaisonnement"(comme si tu salais un plat de tambouille)
- 15 cm de matière organique végétale
(paille, herbe, déchet de culture) (imbibé d'eau si desséché)
- cendres de bois en "assaisonnement"

Cette ordre peut être répété jusqu'à obtenir la hauteur souhaité.

Photo-Mali-203.jpg

 "on voit ici la mise en place du deuxième compost dans la première fosse, et au premier plan sous la paille, le premier compost vieux d'un peu plus de 2 semaines fraichement installé dans la seconde fosse. on voit sur celui ci une barre de fer planté au millieu, c'est le thermomètre. La température monte a plus de 65°. Nous avons été surpris de la perte de volume lors des 2 premières semaines (plus d'un tiers)."

 

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 17:22

Discours prononcé en 1854
par le chef Seattle de la tribu des suquamish


Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille. Photo-Mali-150.jpg

Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l'arbre, l'homme. Ils partagent tous le même souffle.

L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre.

J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l'homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854
Photo-Mali-151.jpg

Source : L'offrande au crépuscule, de Pierre Rabhi

Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /2007 19:50
   

images-4-.jpg

République du Mali
 
images-6-.jpg  Le Pays en bref:
  • Capitale : Bamako
  • Langues : français (officielle), bambara (la plus utilisée), sénoufo, sarakolé, dogon, peul, songhaï, tamasheq, arabe
  • Chef de l’Etat : Amadou Toumani Touré
  • Nature de l’Etat : démocratie présidentielle
  • Superficie : 1 241 238 km2
  • Population : 13 518 000 hab.
  • Monnaie : Franc C.F.A.
  • Religions : Musulmans (90%), Chrétiens (1%), Animistes (9%)
  • Ethnies : Bambara, Malinké, Soninké (50% de la pop. à eux trois), Peul, Sarakolé, Sénoufo, Songhaï, Bobo, Dogon, Bozo, Minianka, Somono, Khassonkhé, Touareg, Maure,…
  • Niveau de vie : un S.M.I.C. malien est de l’ordre de 22500 Francs C.F.A. par mois soit une trentaine d’Euros
Par Julio et Vali
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus